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En première
partie de cette conférence, la F.S.A. Financial
services Authority a présenté son approche dans
le cadre de la réglementation touchant à la
Titrisation.
Londres est une place financière importante où
est traité un volume important de titrisation par différents
acteurs financiers (originator, banker, investment bank, adviser,...
).
C'est pourquoi la FSA a mis en place un site internet sur
lequel sont publiées toutes les questions qui lui sont
adressées par ses membres sous forme de Log.
Les réponses aux questions sont également publiées
et les membres peuvent réagir sur ces consultations
dont les sujets sont très variés :
- disclosure investor report
- amortization
- reporting to regulators
- assets transfer
- excess spread
La deuxième partie
de la conférence fut consacrée à une
analyse internationale des aspects des règles BASLES
II dans le cadre d'opérations de titrisation.
- Mise en place des principes Basles II : Depuis ce premier
janvier 2007, les sociétés financières
sont obligées de respecter des règles strictes
afin de conserver leurs capitaux en adéquation avec
les risques et les enjeux de leurs activités.
Beaucoup de question ne sont pas résolues à
ce moment dans le cadre d'opérations de titrisation
où les acteurs rencontrent des problèmes d'interprétation.
Les banques US semblent ne pas devoir respecter des règles
aussi contraignantes ; ce qui leur donne un avantage concurrentiel
sur les acteurs européens.
- Substitution of assets : l'opération consiste
à modifier l'actif sous jacent en cours d'opération
de titrisation.
- Subparticipation : cette opération de transfert
des droits économiques d'un sous jacent à
un SPV pose les mêmes problèmes de risque de
transfert, comptabilisation selon les normes IFRS, opposition
entre True Sale Securitisation et Titrisation Synthétique.
- Securitisation Risk Transfer : Quels sont les règles
qui déterminent que les risques liés à
un actif ont bien été transférés
à un SPV ?
- SWAP : les swaps comportent des risques soit sur des
taux, soit sur des actifs. Ces risques représentent
une position qui doit être traitées comptablement
(provisionnée le cas échéant). Si cette
exposition au risque est transférée à
un SPV, elle doit être traitée comme une titrisation.
Ceci modifie alors le ratio de capitaux nécessaires
au respect des règles de Basles II.
- Exposure credit liquidity : Le problème est de
fournir une approche conforme pour tous les types de titrisation
et d'établir des standards sur les questions comme
le reporting, les agences, les régulators, la concurrence,...Il
serait utile de réaliser un template de reporting
document. Le risque liés à l'exposition doit
il etre pris dans son ensemble ou uniquement sur le deal
réellement engagé.
La Troisième
partie de la conférence fut consacrée
aux impacts des Règles Basles II sur les investissements
réalisés dans le cadre de titrisation (comparé
aux Covered Bonds).
Le but des règles de Basles II sont d'introduire des
règles d'établissement des besoins en capitaux
des organismes financiers en fonction des risques et des activités
exercées. (risque de crédit, risque opérationnel,
risque de marché,... ) Ces règles ont parfois
pour effet de pénaliser la concentration et gratifier
la diversification des produits financiers détenus
par les acteurs du marché.
Les impacts en matière de titrisation sont nombreux
:
- le return des fonds propres des organismes est affecté
- changement dans la profitabilité de certains produits
ou services
- difficultés d'émettre des produits de titrisation
- des instruments financiers doivent subir une décote
ou un repricing
- le bilan des organismes financiers doivent etre ré
optimalisés
- le business modèle de certains organismes doit
parfois être profondément modifié
- le cout de financement des capitaux propres est accru
- le cout du reporting envers les autorités de contrôle
est plus important
- le transfert de risque devant être effectif et sans
support de financier du SPV, certaines opérations
ne sont plus rentables ou deviennent proscrites
- le cout du transfert de risque devient plus cher
Il est envisagé de créer un
régulateur européen en matière de titrisation
qui aurait pour tâche :
- d'émettre des règles communes
- établir un Level Playing Field pour tous les acteurs
- décrire et circonscrire l'excess spread
- déterminé ce qu'est un risque et ce qu'est
un transfert d'un risque significatif
- de déterminer les règles applicables aux
Assets Backed Securities existant (grand fathering)
Le Futur de la Titrisation par rapport aux
opérations de Covered Bond émis par les organismes
parait encourageant.
En effet les acteurs préfèrent la titrisation
car la performance est meilleure; souvent parce que le cout
est plus faible.
Le poids du risque à 'financer' est plus intéressant.
Contrairement aux opérations de Covered Bonds, le risque
est pris sur un actif sous jacent dans le cadre d'une opération
de titrisation; au lieu d'une prise de risque sur la rating
de l'émetteur.
C'est l'évolution des règles et leur application
qui permettra de dégager quelle technique sera la plus
intéressante. C'est pourquoi un Level Playing Field
est important dans le domaine; celui ci permettant de conserver
les avantages de la titrisation (dans le cadre des règles
Basles II).
La Quatrième partie de
la conférence fur consacrée aux First Loss Piece
FLP.
Définition : The debt class with the
lowest payment priority in a senior/subordinated debt structure.
C'est donc la partie d'une dette qui dispose des garanties
les plus faibles.
Volume Estimé en 2006 : 500 Milliard de GBP dont 200
M en Résidential Mortgage Backed Securities (RMBS)
Le risk default swap : dans le cadre de RMBS est en détérioration
constante ces derniers temps suite à la détérioration
du marché de l'immobilier; principalement aux etats
unis où son prix est de 40 bp dans le cadre de ces
opérations (en augmentation). Certains ont conclu que
cela devait arriver en Europe, certainement dans 1 à
2 ans maximum.
Regulation : la titrisation synthétique
est pratiquement inconnue dans tous les pays de l'Europe.
Si les regulators précisaient les règles concernant
Basles II dans le cadre de ces opérations, il serait
possible de pouvoir libérer des capitaux propres au
sein des organismes financiers.
Rating : il est rapporté que les agences de notation
poussent de plus en plus les prêteurs à vendre
leur portefeuille afin de conserver leur rating intact.
Tendance pour 2007 : les FLP sont en fortes croissance et
principalement en synthetic securitisation.
On voit que les acteurs sont de plus en plus informés
sur le sujet. Le marché UK est très bon et l'on
observe une bonne croissance en Irlande et en Hollande.
Le marché des Buy Back of debts est aussi relativement
prisé.
A noter que les originators sont de plus en plus enclins à
réaliser eux meme leurs propres opérations de
titrisation, sans passer par des banques d'investissement
pour en éviter les couts.
EN RESUME
Cette conférence a clarifié diverses approches
quant à l'application des règles déterminées
par Basles II dans le cadre des opérations de titrisation.
On ressent une demande des acteurs afin que les régulateurs
de marchés financiers précisent les manières
et les règles en matière de capitaux propres
en fonction des divers types de titrisation existants. Ceci
permettrait d'utiliser au mieux les capitaux propres des organismes
financiers, de déterminer un Level Playing Field sans
fausser la concurrence.
Enfin le marché de la titrisation se porte bien car
les acteurs ont une connaissance de plus en plus marquées
de ses avantages par rapport à d'autres techniques
moins performantes.
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