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Malgré la perception négative
des opérations de titrisation suites aux problèmes
des subprimes et les spreads atteignant des sommets historiques,
le quatrième trimestre de l’année 2008
a vu cependant une augmentation des volumes en mortgage backed
securities.
Durant le début de l’année
2008, la titrisation fut décriée par certains
mais chacun a pu se rendre compte que ces opérations
étaient absolument nécessaires afin de rendre
une liquidité nécessaire à tous les acteurs
du marché.
En 2009, le marché connaitra une modification
notamment due à une régulation des agences de
notation évoquée par le sommet du G20 ainsi
que l’obligation pour les banques de conserver une partie
des risques qu’elles transmettent au marché.
Il s’agit d’une obligation de conserver au bilan
des banques au moins 5% de toutes leurs émissions ;
ceci aura un effet important sur les fonds propres des banques.
Les produits de titrisation qui ont connu
un succès durant l’année 2009 sont indiscutablement
les émissions liées au 'distressed assets’,
c'est-à-dire celles liées à des sous
jacents dont la liquidité est faible ou les risques
de recouvrement élevés. Celles liées
au hedge fund qui ont souffert durant la crise financière,
les prêts ou les crédits difficilement recouvrables,
… Le marché de la titrisation a aussi été
l’outil permettant à des entreprises de se séparer
d’actifs toxiques ou pesant sur leurs fonds propres.
Le marché Luxembourgeois semble plutôt
bien résister aux secousses liées à la
crise financière grâce notamment à sa
position internationale, la qualité des dispositions
de la loi du 22 Mars 2004, les méthodes de protection
des actifs titrisés,... On cite également l’attrait
du Luxembourg pour des produits Shariah Compliant ou d’autres
opérations de titrisations mettant en œuvre diverses
dispositions attractives de la loi.
Le marché de la titrisation est indispensable
au marché des capitaux et le Grand Duché de
Luxembourg dispose d’un cadre législatif unique.
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