La Charia proscrit donc une rémunération
fixe du capital mais suggère que la rémunération
soit liée à la rentabilité de l’actif
financé.
Elle se base donc sur le principe de partage des risques
entre les prêteurs et l’emprunteur en fonction
des pertes et profits réalisés sur l’actif
sous jacent.
Il s’agit donc, si l’on veut respecter la Charia,
de structurer toute transaction financière afin qu’elle
se fonde sur un actif tangible (Actif Sous Jacent) afin
de permettre le partage des pertes et profits qui sont liés
à la détention de cet actif.
Cette approche peut être mise en œuvre dans
le cadre de structures de Titrisation établies à
Luxembourg (Loi sur la Titrisation du 22 Mars 2004).
La Loi Luxembourgeoise sur la Titrisation
La Loi du 22 Mars 2004 permet la constitution d’organisme
de titrisation qui peuvent prendre la forme de société
ou de fonds (gérés par une société
de gestion).
L’organisme de titrisation est « bankruptcy
remote », les dispositions de la loi lui permettant
d’écarter ces risques. Chaque organisme peut
être subdivisé en compartiments dont les actifs
et passifs sont bien séparés juridiquement
des uns des autres. Des dispositions d’ordre fiscal
permettent d’éviter les frottements fiscaux
liés à ce type de structure. La Loi fixe aussi
un cadre légal en matière de fiscalité
indirecte afin de faciliter les transferts de biens à
l’organisme en se fondant sur la loi relative au trust
et à la fiducie.
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